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Apprendre à un chiot à être « propre »

Chien - 14/04/2022

Comprendre qu’il faut « faire ses besoins » à l’extérieur de la maison fait partie des premières choses qu’un chiot doit apprendre lors de son arrivée dans son nouveau foyer, comme le fait d’accepter de rester (un peu) seul et de marcher en laisse.

Sortir le chiot très souvent

Apprendre à un chiot à être propre peut paraître évident mais l’éducation demande de la patience. Un chiot est capable d’apprendre vite où faire ses besoins mais sachez qu’il ne contrôlera pas complètement ses sphincters avant l’âge de 4 à 6 mois.

Toutes les 2 heures au début

Un chiot d’à peine trois mois a une vessie minuscule et a besoin de sortir très souvent pour se soulager ! Dès son arrivée, emmenez régulièrement votre chiot dehors pour qu’il fasse ses besoins, sans attendre qu’il vous le demande. Idéalement, il faut le sortir toutes les deux heures. Pendant les deux premières semaines suivant son arrivée, il est indispensable de le sortir à chaque fois qu’il se réveille, après qu’il ait mangé ou bu et juste après avoir joué.

Apprenez aussi à remarquer les signes avant-coureurs d’un besoin pressant : si le chiot regarde autour de lui anxieusement, s’il marche en rond, s’il commence à renifler les coins adaptés à l’élimination et s’il s’accroupit, il est urgent de le sortir !

chiot besoin apprentissage

Trouver le bon rythme ensuite

Après un moment, votre chiot et vous allez acquérir une certaine routine ; votre chiot saura qu’il doit attendre d’être à l’extérieur pour éliminer et vous aurez compris son langage corporel. Vous pouvez alors vous appuyer sur les signaux envoyés par votre chien pour trouver le bon rythme pour les sorties. Même adulte, un chien a besoin de sortir de 3 à 4 fois par jour.

Mettre en place un rituel

Quand vous sortez votre chiot pour qu’il fasse ses besoins, marchez calmement avec lui dehors vers un lieu adéquat.

Au début, emmenez-le toujours au même endroit, pour qu’il choisisse un site d’élimination qui lui convienne. Il pourra ainsi identifier les différentes odeurs sur ce territoire et il se sentira plus à l’aise. (Pensez évidemment à prendre un sac pour ramasser les crottes). Gardez toujours la même routine jusqu’à ce que vous soyez sûr que votre chiot est parfaitement propre. N’oubliez pas qu’en matière d’éducation, la cohérence est essentielle.

Savoir être patient

Prodiguez-lui des mots d’encouragement qu’il associera au comportement d’élimination (ex. : « là tu peux » ou « dépêche-toi ») pour l’inciter à se soulager lorsque vous serez dans un nouvel endroit. Parfois, même s’il a un grand besoin d’éliminer, le chiot peut prendre tout son temps à renifler le sol avant de passer à l’acte, ou se laisser distraire par tout ce qui se passe autour de lui.

Soyez patient et attendez aussi longtemps que nécessaire. S’il ne se passe rien, ramenez-le à la maison, observez-le avec attention quelques minutes après être rentré (ou avant si vous repérez des signes d’alerte) et tentez de le sortir à nouveau.

Récompenser le chiot

Une fois l’opération terminée, récompensez votre chiot avec une friandise, caressez-le et félicitez-le vivement pour qu’il associe le lieu avec la fonction d’élimination ; allez ensuite un peu plus loin et faites-le jouer. Évitez surtout de rentrer tout de suite après car votre chiot pourrait bien vite apprendre à se retenir pour rester dehors plus longtemps ! N’oubliez pas qu’il a aussi besoin de jouer et de faire de l’exercice.

Choisir les endroits adéquats

 

La plupart des chiots préfèrent éliminer dans un endroit naturel, dans un environnement boisé et herbeux qui garde la trace odorante de leur passage.

Si votre chiot élimine dans le jardin, essayez de lui apprendre à faire la différence entre la zone de jeux et la zone des « toilettes ». Répandez par exemple des copeaux de bois à l’endroit où vous préféreriez qu’il aille pour faire ses besoins. Nettoyez cette zone tous les jours pour encourager le chiot à y revenir. Sinon, si des crottes s’accumulent à cet endroit, il s’en détournera et cherchera un autre espace pour faire ses besoins.

Le parc à chiot et la propreté

Si vous mettez votre chiot dans un parc à l’intérieur de la maison, il est important qu’il ne le considère pas comme un espace d’élimination. Surveillez-le et sortez-le du parc pour qu’il élimine à l’extérieur ! Tant que votre chiot ne maîtrise pas encore l’apprentissage de la propreté, protégez le sol avec un tapis spécial.

Une cage pendant la nuit ?

Mettre le chiot dans une grande cage, avec un couchage douillet et des jouets pour l’occuper, fait partie des techniques d’éducation à la propreté. Quand les chiots sont encore avec leur mère, elle leur a appris à ne pas salir le nid et le fait d’être dans une cage confortable perpétue cette situation, qui encourage le chiot à se retenir un peu plus. Cela ne fonctionne cependant que si le chiot ne reste pas trop longtemps dans la cage et que vous lui offrez de multiples occasions de se soulager. Le chiot ne doit surtout pas associer la cage et l’inconfort.

Ne jamais s’énerver

La malpropreté est considérée par les propriétaires comme un défaut majeur, qui est malheureusement cité trop souvent comme un motif d’abandon du chien, au même titre que les aboiements intempestifs, les comportements destructeurs ou l’agressivité. Plus vous vous impliquerez dans l’éducation à la propreté de votre chiot, plus vite il va apprendre à éliminer uniquement à l’extérieur. Cohérence et discipline sont ici des mots clés !

Un oubli occasionnel est cependant toujours possible : restez calme, ne criez pas car cela fait partie du processus d’apprentissage. Il serait injuste de punir un chiot pour quelque chose de naturel.

Les petits chiens font pipi plus souvent

Des enquêtes montrent que la propreté complète est plus facile à obtenir chez les chiens de grandes races que chez les petits. La différence est statistiquement significative, peut-être à cause du fait que les petits chiens ont un métabolisme plus important et que leur vessie est relativement petite.

Pendant leurs promenades, les petits chiens urinent en moyenne 3,8 fois par tranche de 10 minutes alors que chez les chiens de format moyen ou grand, la fréquence n’est que de 2,5 fois. (De manière générale, les mâles urinent aussi plus souvent que les femelles.) Les petits chiens dirigent également plus volontiers leur jet d’urine vers une cible par rapport aux grands chiens. Il semble donc que les petits chiens ont davantage tendance à utiliser le marquage urinaire comme moyen de communication que les grands chiens.

Un chiot peut vite apprendre la propreté mais n’en demandez pas trop et trop vite. Sachez le récompenser chaleureusement dès qu’il se conforme à vos attentes. L’éducation par « renforcement positif » est de loin celle qui donne les meilleurs résultats !

FAQ

Comment réagir si le chien fait ses besoins à l’intérieur ?

Si vous découvrez une petite flaque de pipi ou une crotte, que vous ayez été là ou pas quand c’est arrivé, nettoyez en silence, en ignorant votre chiot. Idéalement, faites-le hors de sa présence. Vous pouvez ensuite utiliser un spray neutralisant les odeurs pour que votre chiot n’associe pas cet endroit avec un espace d’élimination. Si les « accidents » sont fréquents, augmentez le nombre de promenades jusqu’à ce que votre chiot sache se retenir un peu plus longtemps.

 

Quelles sont les erreurs à éviter lors de l’éducation à la propreté ?

Ne grondez pas votre chiot s’il fait pipi à l’intérieur. La punition traditionnelle consistant à « mettre le nez du chien dedans » est à bannir absolument, comme toutes les méthodes punitives, comme le prendre par la peau du cou, le secouer ou lui donner une claque.

Ne proposez pas à votre chiot de faire pipi sur un journal dans un coin de la maison, il va croire que c’est ce que vous attendez de lui. Associez au contraire l’élimination et les sorties à l’extérieur.

 

Que faire si le chiot n’est pas propre en quelques mois ?

Normalement, les « accidents » deviennent rares quand le chiot a entre 3 et 4 mois et vers 5-6 mois, la propreté est acquise, jour et nuit. Si ce n’est pas le cas, parlez-en à votre vétérinaire qui vérifiera que le chiot ne présente pas un trouble du développement, tel qu’un syndrome hypersensibilité-hyperactivité (le chiot est si excité qu’il « oublie » de faire ses besoins quand il est dehors) ou un syndrome de privation (le chiot a trop peur à l’extérieur pour s’abandonner à faire ses besoins).

Pour en savoir plus

Apprendre la propreté à son chiot

Vidéo